Dermatose nodulaire bovine : un deuxième foyer confirmé dans l'Ain, la zone réglementée est étendue vers le nord

Après deux semaines sans détection, un deuxième foyer de dermatose nodulaire contagieuse bovine a été identifié dans l’Ain. Il concerne un lot de cinq animaux non vaccinés. Les bovins concernés ont été abattus. Le ministère de l’Agriculture appelle à maintenir la vigilance et étend la zone réglementée vers le Jura et la Haute-Savoie.

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La maladie semblait marquer une pause. Quinze jours après la détection d’un premier foyer dans l’Ain, un nouveau cas de dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) a été confirmé samedi 6 septembre dans le nord du département.  Un lot de cinq animaux, "encore non vaccinés parce qu'ils étaient en estive" selon la préfecture est touché. Tous les bovins concernés ont été abattus.

Une épidémie encore sous surveillance

Depuis le mois de juin, 78 foyers ont été recensés dans 45 élevages : 32 en Savoie, 44 en Haute-Savoie et deux désormais dans l’Ain. Apparue à Entrelacs, en Savoie, la dermatose nodulaire contagieuse est une maladie virale qui touche uniquement les bovins et se propage rapidement par les les déplacements d’animaux ou par certains insectes piqueurs. Elle provoque fièvre et lésions cutanées, sans danger pour l’homme. Plus de 1 700 animaux ont dû être abattus cet été.

Dans l'Ain, c'est le deuxième foyer confirmé de DNC. Le 27 août dernier, 85 bêtes ont été abattues sur l'alpage du Grand Colombier. "La surveillance se poursuit sur les autres élevages du secteur", affirme la préfecture. L'exploitation conernée, de toute petite taille, avait déjà fait vacciner le reste de son cheptel. Dans un communiqué, le ministère de l'agriculture annonce que compte tenu de la localisation du foyer, la zone réglementée va être étendue vers le nord, notamment dans les départements frontaliers du Jura et de la Haute-Savoie, sans en préciser les contours. 40 000 nouveaux bovins pourraient donc être concernés par le plan de vaccination. 

Un protocole efficace ? 

La détection de ces bovins infectés, après deux semaines sans nouveau cas, confirme donc que le virus circule toujours localement et que la situation sanitaire n’est pas encore entièrement maîtrisée. Pourtant pour freiner la propagation, plus de 220 000 bovins ont été vaccinés, soit plus de 90 % des animaux concernés dans la zone réglementée rappellent les services de l'Etat. Malgré ces résultats encourageants, "l’objectif d’éradication n’est pas encore atteint", reconnaît le ministère dans un communiqué. 

"Une bonne partie des bêtes est protégée grâce à la vaccination", confirme Jonathan Janichon, président de la FDSEA de l'Ain. "Pour l'instant, le protocole fonctionne si on continue dans cette direction on devrait être tranquille donc c'est la priorité", rassure l'éleveur. 

Restrictions maintenues

La stratégie reste inchangée : vaccination obligatoire, surveillance rapprochée des troupeaux et abattage total en cas de foyer confirmé. Les mouvements d’animaux sont strictement encadrés dans la zone réglementée, même si des dérogations sont possibles. Depuis le 4 septembre, la descente d’estive y est autorisée sous conditions sanitaires strictes.

"Ce nouveau foyer confirmé après 15 jours de paix sanitaire rappelle à la fois que notre stratégie de lutte fonctionne et que la bataille n’est pas terminée", a souligné la ministre de l’Agriculture Annie Genevard. "La vigilance et la lutte restent de mise. Il importe de poursuivre les efforts colossaux conduits en continu depuis le début de cette crise sanitaire majeure". 

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