Du street art contre le cancer : une vente d'œuvres pour financer l'accompagnement des enfants malades à Grenoble

À Grenoble, le bar Le Minimistan accueille une vente caritative d’œuvres de street art au profit de l’association Locomotive, qui soutient les enfants atteints de cancer. Organisée par le père d’un jeune garçon touché par la maladie, elle se tient jusqu’au 24 mai.

La Quotidienne Société
De la vie quotidienne aux grands enjeux, recevez tous les jours les sujets qui font la société locale, comme la justice, l’éducation, la santé et la famille.
France Télévisions utilise votre adresse e-mail afin de vous envoyer la newsletter "La Quotidienne Société". Vous pouvez vous désinscrire à tout moment via le lien en bas de cette newsletter. Notre politique de confidentialité

Les couleurs tantôt délavées, tantôt flashy, propres aux œuvres de street art, ornent les murs du Minimistan, à Grenoble, depuis le lundi 12 mai. Parmi les vingt-sept tableaux exposés, l’un attire particulièrement le regard.

Ce n’est pourtant ni le plus grand, ni le plus excentrique, mais le jeu de mots laisse esquisser des sourires. "L’heureux m’aide pour gai rire", est-il inscrit en lettres noires, par-dessus des teintes bleutées et orangées.

C’est l’œuvre préférée d’Isabelle Neama. "J’aime son message", souligne-t-elle, sans détourner son regard de la toile. La Grenobloise est touchée : les œuvres exposées ont vocation à être vendues au profit de l’association Locomotive, dont elle est la coordinatrice.

Cette oeuvre est la préférée de Isabelle Neama, coordinatrice de l'association Locomotive. © Lespinasse Grégory / France Télévisions

Avec près de 80 bénévoles, elle accompagne des enfants atteints de leucémie et de cancers dans les trois départements alpins. "Chaque jour, des bénévoles viennent à l’hôpital jouer avec les enfants. On propose aussi des week-ends et des séjours aux familles pour leur permettre de se faire du bien", détaille-t-elle.

Autant d’actions proposées qui demandent à être financées. "C’est pourquoi ce genre d’événement caritatif est important pour nous", souligne Isabelle Neama, qui se dit d’autant plus émue que l’initiative vient du père d’un enfant malade.

Vente aux enchères

C’est François, dont le fils souffre de leucémie, qui a imaginé cet événement caritatif. "Locomotive accompagne plein de familles. L’association a énormément investi dans le service pédiatrique de l’hôpital Couple-Enfant pour nous permettre de manger en dehors des chambres et créer une salle dédiée aux parents, par exemple. Avec cette exposition, j’ai envie d’apporter ma pierre à l’édifice."

Passionné de street art, c’est naturellement que François a conçu les contours de cette exposition. Pour la construire, le père de famille a contacté plusieurs artistes, qu’il connaissait de près ou de loin, et ils sont 21 à avoir répondu présent.

Lui-même expose quelques-unes de ses créations, qu'il signe sous le pseudo "Scoubi".

Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par Minimistan (@minimistan)

Benoît, alias Groek, est l’un d’entre eux. Auteur de nombreuses fresques dans l’agglomération grenobloise, l’artiste dit avoir été touché par l’humanité du projet :

"Quand des problèmes de santé comme un cancer touchent des enfants, on se demande comment cela peut leur arriver. Quand on échange avec des gens qui sont passés par ces protocoles-là, on se rend compte que c’est compliqué, entre les coûts et les implications humaines."

Les œuvres de Groek, comme celles de tous les autres, vont rester accrochées aux murs du Minimistan jusqu’au samedi 24 mai. Elles sont proposées à la vente avec un prix plancher et la possibilité d’enchérir. À noter que, chaque année, 2 500 cancers pédiatriques sont diagnostiqués en France.

Ce n’est pas votre région ?

Voir l’actualité de toutes les régions
Recevez tous les jours les principales informations de votre région

Ma quotidienne régionale

Recevez tous les jours les principales informations de votre région
Veuillez choisir une région
France Télévisions utilise votre adresse e-mail pour vous envoyer la newsletter de votre région. Vous pouvez vous désabonner à tout moment via le lien en bas de ces newsletters. Notre politique de confidentialité