INFO FRANCE 3. Le véhicule d'un magistrat du palais de justice de Montargis a été pris pour cible, ce jeudi 24 avril. Une substance corrosive a été utilisée pour asperger la voiture, peut-être à l'aide d'un drone. Le véhicule se trouvait sur un parking également utilisé par des personnels pénitentiaires du centre de semi-liberté de la ville.
La vague de violences contre les personnels de prisons aurait fait ses premiers dégâts en Centre-Val de Loire. Ce jeudi 24 avril, la voiture d'un magistrat du palais de justice de Montargis a été prise pour cible, entre 15 et 16h. Le véhicule a été aspergé d'une substance "particulièrement corrosive" et de couleur blanche, explique à France 3 le procureur de Montargis, Jean-Cédric Gaux.
L'exploitation de la vidéosurveillance devrait permettre de déterminer le mode opératoire. Au moment des faits, la voiture stationnait sur un parking sécurisé, proche du tribunal de Montargis. Un lieu uniquement accessible via un badge. L'hypothèse d'une dispersion par un drone est donc étudiée par les enquêteurs.
"Un lien avec le contexte actuel de pressions très graves exercées sur les personnels pénitentiaires"
Le parking en question est utilisé par les personnels du palais de justice, mais aussi par des personnels pénitentiaires du centre de semi-liberté attenant au tribunal. "Cette dégradation, au regard de la proximité entre le palais de justice et ce centre de semi-liberté, semble être en lien avec le contexte actuel de pressions très graves exercées sur les personnels pénitentiaires", ajoute Jean-Cédric Gaux.
Une enquête a été ouverte, et confiée en co-saisine au commissariat de Montargis et à la police judiciaire d'Orléans. Des analyses sont en cours pour identifier précisément la substance corrosive utilisée.
À ce stade, aucune revendication n'a pu être identifiée par les enquêteurs à la suite des faits.