La préfecture de Meuse a présenté ce mardi 12 novembre son plan de lutte contre les violences faites aux femmes. Les femmes auront notamment la possibilité de déposer plainte dans les centres hospitaliers. Un protocole pour éloigner le conjoint et des actions de sensibilisations seront mis en place.
Depuis le début de l’année 125 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en France. Soit une tous les trois jours. Avant d’en arriver là, il y a la violence, physique ou verbale, souvent répétée. 220.000 femmes la subissent chaque année.
Plus facile de porter plainte
La Meuse n’est pas épargnée. La violence touche également les femmes dans ce département rural. En 2018, 270 victimes de violences conjugales y ont été répertoriées. Heureusement, elle ne déplore aucun féminicide.A la suite de plusieurs réunions avec les acteurs de terrain et la justice, et la mise en place de groupe de travail, la préfecture a publié ce mardi 12 novembre 2019, un plan de lutte contre ce fléau. Une dizaine d’actions y sont inscrites parmi lesquelles la possibilité pour les victimes de porter plainte dans les centres hospitaliers. C’est plus facile que d’aller dans un commissariat. Une convention doit être signée avec l’ARS (agence régionale de santé) et les forces de l’ordre.
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Une meilleure prévention et détection de la violence
Parmi les actions programmées, il est prévu la mise en place d’un protocole pour recueillir des preuves même lorsqu’il n’y a pas eu dépôt de plainte. Des fiches réflexes en cas de suspicion de violence et à destination des professionnels de santé, des secours et des commerçants vont être élaborées.Mais le plus important, c’est la mise en place d’un circuit prioritaire pour éloigner le conjoint violent, par les parquets meusiens. Par ailleurs des astreintes vont être créées pour les experts psychiatriques.