Affaire Grégory : Jacqueline Jacob conteste sa mise en examen en déposant deux requêtes en annulation

Mise en examen en octobre pour "association de malfaiteurs", Jacqueline Jacob tente d'obtenir l'annulation de sa mise en examen. Aujourd'hui âgée de 81 ans, elle est soupçonnée d'être l'un des "corbeaux" ayant revendiqué le meurtre du petit Grégory Villemin en 1984. Ses avocats ont déposé deux requêtes devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon, invoquant notamment la prescription de l'action publique.

La défense de Jacqueline Jacob est passée à l'offensive. Deux requêtes en annulation ont été déposées devant la cour d'appel de Dijon, ont confirmé à l'AFP ses avocats Stéphane Giuranna et Alexandre Bouthier. Elles visent à faire constater la prescription de l'action publique et, par conséquent, à annuler la mise en examen prononcée en octobre dernier contre leur cliente, grand-tante du petit Grégory Villemin. La date de l'audience n'est pas encore fixée.

Jacqueline Jacob est soupçonnée d'avoir fait partie des cinq "corbeaux" identifiés par expertise, qui ont harcelé pendant des années la famille Villemin, et d'avoir revendiqué le meurtre de l'enfant, retrouvé noyé, pieds et mains liés, le 16 octobre 1984 dans la Vologne, à l'âge de quatre ans. Elle conteste fermement ces accusations.

Ce n'est pas la première fois que la justice se penche sur son cas : une première mise en examen avait déjà été prononcée à son encontre en 2017, pour "enlèvement et séquestration suivie de mort", avant d'être annulée en mai 2018 pour vice de forme. Lors de cet épisode, elle avait été incarcérée quatre jours. Ses avocats, qui n'ont pas manqué de rappeler cet épisode, avaient dès octobre annoncé leur intention de contester la nouvelle mise en examen "sur la forme et sur le fond". Le parquet général de Dijon n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP.

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