Ce week-end, les bénévoles de la Banque alimentaire de Charente-Maritime sont de sortie dans les moyennes et grandes surfaces de distribution. Féculents, huile, conserves... La collecte de printemps est nécessaire pour les foyers précaires, toujours plus nombreux. Malgré un contexte économique défavorable, les gens n'hésitent pas à faire un don.
Impossible de ne pas les voir aux abords des entrées et des sorties des supermarchés. Les bénévoles de la Banque alimentaire, vêtus de leur gilet orange, se mobilisent ce week-end. Du riz, de la farine, du lait ou n'importe quelle autre denrée de première nécessité est la bienvenue. Malgré le contexte économique, cette opération est vitale pour des millions de Françaises et de Français dans le besoin.
"Chaque geste compte"
Depuis ce vendredi matin, les bacs de la banque alimentaire se remplissent à l'entrée de ce supermarché de La Rochelle. "Les gens sont généreux. Même les jeunes, contrairement à ce que l'on pourrait penser car ils n'ont pas trop de moyens, donnent beaucoup : c'est un beau message d'espoir. Chaque geste compte, même si le sac n'est pas rempli", souligne Manuel Pereira, bénévole pour la Banque Alimentaire de Charente-Maritime.
Aujourd'hui, l'association compte plus de 18 000 bénéficiaires dans tout le département. Un chiffre en hausse de 9,1 % pour cette année 2026. Cette collecte printanière reste donc un rendez-vous essentiel pour la Banque alimentaire. "Il est important de donner des denrées non périssables, plutôt du riz, des pâtes ou des conserves. Il faut remplir nos bacs de denrées pour des personnes qui ont du mal à subvenir à leurs besoins. Nous sommes là pour essayer de contribuer, humblement, à les aider", ajoute le bénévole.
Moins de denrées récoltées, plus de bénéficiaires
Cette opération est organisée deux fois par an, en complément des collectes quotidiennes. Comme à l'échelle nationale, le département de la Charente-Maritime doit faire face à une baisse des dons de produits frais provenant de la grande distribution. Selon les données de la Banque alimentaire du département, les moyennes et grandes surfaces représentaient 60 % des dons alimentaires en 2019, contre seulement 40 % cette année.
C'est une collecte fondamentale : sans elle, c'est six semaines de moins de repas à fournir pour l'ensemble de nos 18 000 bénéficiaires.
Jean-Michel LucasDirecteur de la Banque Alimentaire de Charente-Maritime
"C'est une collecte fondamentale : sans elle, c'est six semaines de moins de repas à fournir pour l'ensemble de nos 18 000 bénéficiaires sur tout le département. Les nouveaux systèmes de collecte de produits invendus, comme Too Good To Go, réduisent considérablement nos collectes. C'est une baisse constante qui s'affiche partout, dans tous les départements. Cela va nous obliger à nous adapter dans les années à venir", conclut Jean-Michel Lucas, directeur de la Banque Alimentaire de Charente-Maritime. Les bénévoles se relaieront jusqu'à ce dimanche 19 avril dans les grandes surfaces. L'an dernier, un peu plus de 80 tonnes de denrées non périssables ont été collectées.