Ariège : probablement attaquées par un ours, 400 nouvelles brebis portées disparues

Pour les bergers, il n'y a aucun doute : l'ours est responsable de la disparition de 400 brebis dans l'Ariège la nuit dernière. Le cheptel qui avait déjà été attaqué il y a trois semaines l'aurait été une nouvelle fois. Des 800 brebis, il n'en reste qu'une centaine.

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Elles avaient déjà fuit l'ours il y a trois semaines. Dans le Couserans ariégeois, des 500 brebis qui avaient été sauvées de l'attaque de l'ours, il n'en resterait plus qu'une centaine. "Les autres ont été apeurées et se sont éparpillées", confie à France 3 un membre de l'association pour la sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées (ASPAP). "Ça ne peut être que l'ours, on a retrouvé 4 brebis prédatées", ajoute-t-il.

La FDSEA, contacté par France 3, parle elle d'au moins une brebis prédatée. "Deux attaques ont eu lieu : une sur les estives du Mont-Rouch et une autre sur celles de Trapech", précise-t-on.

Contacté vendredi, en fin d'après-midi, la préfecture de l'Ariège n'était pas en mesure de confirmer ces informations. "Il faut cependant rester prudent et ne pas tout de suite penser à un désastre, expose-t-on. Disparition peut aussi dire dispersion." Un énième dérochement, c'est à dire que les brebis tombent des falaises, pourrait être catastrophique.

Les éleveurs descendent des estives

À l'origine, ce cheptel du groupement pastoral du Mont-Rouch comptait plus de 830 brebis. Il avait déjà été attaqué par l'ours une première fois dans la nuit du 16 au 17 juillet. Les carcasses de 209 animaux avaient été retrouvées en bas d'une falaise. Plus tard, 18 autres brebis avaient été retrouvées mortes. Seulement 500 avaient été retrouvées et plus de 80 manquaient toujours à l'appel.

Cette deuxième attaque de l'ours sur ce même cheptel surprend : "Le berger avait changé les bêtes de place, explique-t-on l'ASPAP. Elles étaient sur la même montagne, mais dans un autre quartier." Les éleveurs ont, pour certains, déjà entrepris la descente des estives. "On est pourtant qu'à la moitié de la période...", se désole Agnès Ferrand, membre de la FDSEA en Ariège.

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