La claque reçue face à l'Union Bordeaux-Bègles la saison passée est encore dans toutes les têtes toulousaines. Une désillusion en demi-finale de Champions Cup que ne veulent pas revivre les Rouge et Noir. Ils affrontent Bristol, samedi 4 avril à 18h30, pour une place en quarts de finale. Avec l'objectif d'aller au bout.
Alors qu'en Top 14, le Stade Toulousain a pris la tête de la contestation du salary cap mis en place par la Ligue, il a désormais la tête tournée vers la coupe d'Europe. Mais chez les Rouge et Noir, le revers cinglant subi à Bordeaux la saison dernière en demi-finale (35-18) est encore présent dans les esprits.
"Il y a plusieurs leviers de motivation, mais c'est sûr que ça fait partie des choses qu'on se dit, on essaie de se rappeler ce que ça faisait de voir les autres jouer à la télé, c'est quelque chose qu'on n'a pas envie de revivre", a lancé le deuxième ligne international français Thibaud Flament vendredi en conférence de presse.
Pour éviter de passer le troisième week-end de mai dans leur canapé plutôt qu'à Bilbao, où se déroulera la finale de la Champions Cup, le chemin passera par le Stadium samedi (18h30) et une qualification à aller chercher contre les Anglais de Bristol, avant d'espérer recroiser le fer chez le rival girondin la semaine suivante en quart de finale.
Entre revanche et opportunité
"Je pense qu'à chaque fois qu'on a manqué un trophée, l'ambition a été démultipliée l'année d'après", estime Antoine Dupont, le capitaine de cette génération toulousaine qui a glané cinq boucliers de Brennus et deux Champions Cup depuis 2019.
"C'est toujours dur de voir un titre nous échapper et de le donner à quelqu'un d'autre", poursuit Dupont, lui qui était absent lors de la désillusion girondine en 2025, à cause d'une rupture des ligaments croisés du genou droit.
Pour le manager Ugo Mola, pas question d'aller chercher la motivation dans la revanche : "Je n'ai jamais construit quoi que ce soit sur la haine, la revanche, ce ne sont jamais des bons moteurs, ce ne sont jamais des choses qui nous font avancer", a-t-il souligné, avant d'ajouter : "Par contre, saisir l'opportunité qui se présente à toi pour marquer ton sport, ton club, ta génération, ça ne se reproduit pas tant de fois".
Le potentiel pour gagner
"On sait la difficulté que c'est de rester en haut, Ugo est là pour le rappeler assez souvent", souligne Antoine Dupont, avant de poursuivre : "C'est une énergie qui est différente, peut-être qu'il y a un peu plus quand on a envie de regagner, on est plus sous pression, on a plus cette envie de corriger ce qu'on a manqué l'année d'avant", note-t-il.
"On se rend compte de la chance qu'on a d'avoir des choses quand on les perd, on dit souvent ça et c'est la même chose avec les trophées", admet le demi de mêlée.
Les Rouge et Noir s'étaient consolés la saison passée avec un troisième Brennus d'affilée. Satisfaisant, mais pas suffisant pour Antoine Dupont, 30 ans en novembre prochain.
"On n'est pas au stade de notre carrière où on regarde où on en est par rapport aux autres générations, aux autres équipes, on est encore en plein dedans, on a une équipe qui a le potentiel de gagner des choses encore", affirme-t-il. "On aura largement le temps, quand on sera plus vieux, de s'asseoir autour d'un café et regarder où est-ce qu'on est."
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