Ce mercredi 1er octobre, la métropole de Montpellier a mis un point final au projet du stade Louis-Nicollin. Serpent de mer depuis de longues années, ce nouveau stade ne verra pas le jour, la métropole préférant rénover l'actuel stade de La Mosson.
Il devait être le stade qui ferait passer le MHSC dans une autre catégorie. Un lieu de vie, ouvert tous les jours de l'année, avec bars, restaurants et musée. Il n'en sera finalement rien. Ce mercredi 1er octobre, la métropole de Montpellier a confirmé que le stade Louis-Nicollin, prévu depuis janvier 2021, sur le site d'Ôde à la mer à Pérols, ne verrait pas le jour. Elle assure en revanche que le stade de la Mosson, où évolue le club depuis 1974, serait rénové pour améliorer l'accueil des supporters. La fin d'un long processus, aux multiples rebondissements.
Un nouveau stade pour ne pas "mourir petit à petit"
Pour le président Laurent Nicollin, la survie du club passe par la création d'une nouvelle enceinte dont elle serait propriétaire, comme l'ont fait Nice, Lyon ou Lille avant lui. "Sinon, on va vivoter ainsi et mourir petit à petit" explique-t-il alors à nos confrères de Canal +.
Une manière de trouver un nouveau modèle économique, avec des nouvelles recettes via les bars, restaurants et centre de santé. Une manière surtout de se mettre à nouveau dans les pas des plus grands clubs français. Pour lui, c'est dans le nouveau quartier Cambacérès que doit s'ériger ce nouveau stade, "et pas ailleurs" alors il consacre près de 500 000 euros pour diverses études de faisabilité. Le maire de l'époque Philippe Saurel est d'accord pour le suivre. Seul problème : les élections municipales de 2020. Le maire-candidat, Philippe Saurel est battu et voit Michaël Delafosse hériter de l'écharpe tricolore. Un nouveau maire, élu avec le soutien des écologistes, ouvertement opposé à la construction d'un nouveau stade, à Camabacérés.
Le projet déménage mais reste intact...
En quelques mois, le président du MHSC et le nouveau président de la métropole, accordent finalement leur violon et jettent leur dévolu sur le site Ôde à la mer, à Pérols. Plutôt qu'un nouveau centre commercial, la métropole réserve le lieu pour le nouveau stade. Un complexe moderne de 25 000 places, pour un coût total de 180 millions d'euros, entièrement financé par le privé. L'inauguration est prévue dans le courant de l'année 2024, pour les 50 ans du club : "il n'y aura pas de faux espoirs, pas de retard" assure alors Michaël Delafosse à France 3 Occitanie.
Mais les faux espoirs et le retard s'accumulent. Le Covid, et ses conséquences financières mettent un sérieux coup de frein au projet. En 2023, la banque des territoires, qui devait apporter un accompagnement financier, annonce qu'elle se désengage du projet par crainte, notamment, de voir les entreprises ne pas pouvoir rembourser les sommes avancées. À l'époque Michaël Delafosse et la présidente de la région Occitanie, Carole Delga, ont beau écrire une lettre à Emmanuel Macron, pour lui demander de faire en geste en faveur du projet de nouveau stade, rien ne changera.
Une rénovation comme solution ?
Le projet s'enlise et les mauvais résultats du club, jusqu'à sa relégation en Ligue 2, ne favorisent pas les négociations. Finalement, c'est le maire de Pérols, début septembre 2025, qui remet le sujet sur la table, assurant que la métropole préférerait rénover le stade de la Mosson plutôt que de relancer le projet sur sa commune. Quelques semaines plus tard, ce mercredi 1er octobre, l'annonce est désormais officielle. La métropole nous a confirmé que le stade de La Mosson serait rénové, pour en faire lieu de vie pouvant accueillir bars, restaurants et autres commerces. Elle précise néanmoins qu'aucun calendrier ni budget ne sont arrêtés. Des études hydrauliques doivent être menées pour sécuriser le stade et limiter le risque d'inondations, un problème récurrent depuis des années.