Les enseignants et parents d'élèves du collège Frédéric Bazille à Castelnau-le-Lez près de Montpellier se sont mobilisés mercredi 3 septembre 2025 au matin pour dénoncer le manque de personnel dans l'établissement. Depuis la rentrée, lundi, il manque un professeur de français et un principal adjoint.
À peine rentrés, déjà mobilisés. À Castelnau-le-Lez, dans la métropole de Montpellier, professeurs et élèves du collège Frédéric Bazille ont fait l'école buissonnière, ce mercredi matin.
Une action et une manifestation pour réclamer le remplacement d'un professeur absent et le comblement du poste de principal adjoint.
Mobilisation des parents et des profs
8h, la sonnerie vient de retentir, mais les enseignants refusent d'aller en classe. Les élèves sont donc restés dans la cour, une partie de la matinée.
Les élèves sont dehors avec les professeurs. Ils préparent des affiches pour manifester d'un point de vue collégien ce qu'ils ressentent.
Laurent Buttin, professeur d'EPS au collège de Castelnau-le-Lez
Avec les parents d'élèves, ils dénoncent un manque de personnel, latent depuis plusieurs années disent-ils, et qui persiste en cette rentrée scolaire 2025.
Depuis lundi, il manque un professeur de français et un principal adjoint.
"Ici, on connaît nos élèves, on a de très bonnes réussites au Brevet mais il faut avoir des profs et des personnels à chaque poste. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui", explique Jordan Homps, représentant SNES-FSU.
Les parents d'élèves en soutien
Cette crainte de déclassement est partagée par les parents d’élève. Ce père se dit inquiet pour l’avenir de ses enfants.
C'est un bon collège, avec du personnel engagé, des parents d'élèves motivés. Mais on a l'impression que petit à petit, comme un paquebot, cela dérive dans la mauvaise direction. Et on ne va pas attendre de couler pour réagir.
Adil El Khouja, parent d'élève
Du côté de l’établissement, on assure que des recrutements sont en cours. Le constat "d’un collège à la dérive" n’est pas du tout partagé.
"Les parents expriment leur subjectivité... C'est toujours exagéré par rapport au réel. Ce qui est factuel, c'est que l'on a tout le monde aujourd'hui", affirme haut et fort Ahmed Kalami, principal du collège Frédéric Bazille.
Et le chef d’établissement l'assure, le personnel manquant sera en poste dès la semaine prochaine. L’année scolaire sera enfin bien lancée.