La levée du liège a commencé dans les Pyrénées-Orientales. Tous les 12 à 15 ans, l'écorce du chêne-liège peut être prélevé si l'arbre est en bonne santé. Ces dernières années, marquées par la sécheresse, n'avaient pas permis la récolte. Mais grâce aux pluies de ces derniers mois, la récolte promet d'être abondante en 2025.
La récolte du liège est une pratique ancestrale qui consiste à extraire l'écorce du chêne-liège, un arbre méditerranéen. Cette opération se déroule généralement pendant les mois les plus chauds de l'année, entre mai et août selon les secteurs, lorsque l'écorce est plus facile à détacher.
Vers une année record ?
Plus de 4000 hectares sont exploités par l'Institut méditerranéen du liège sur des terrains de propriétaires privés, regroupés en association. Chaque tonne récoltée va rapporter entre 500 et 800 euros. Cette année, la récolte pourrait atteindre le record de 200 tonnes, une aubaine écologique et économique.
Utile pour lutter contre les feux de forêts, matériau naturel et recyclable, entre tradition et innovation, le liège est présent dans notre quotidien. Cet allié de la transition écologique est porté par une filière française qui se structure et s'industrialise.
Les bassins de production des Pyrénées-Orientales, du Var et de la Corse ont choisi d'unir leurs forces au sein de l'Institut Méditerranéen du Liège (IML) afin de répondre aux besoins de la société et de contribuer à une transition écologique indispensable.
Les années sécheresse
Les campagnes de récolte de liège 2023 et 2024 ont été fortement perturbées par l’épisode de sécheresse sévère traversé par le département des Pyrénées-Orientales. Malgré une progression globale de 10% de la production en France avec 300 tonnes de liège récolté en Corse, dans le Var, en Gascogne et dans les Pyrénées-Orientales, celle-ci s'est vue freinée par le réchauffement du climat.
En comparaison avec la récolte de 2022, les bassins de productions français enregistrent une augmentation significative, malgré le report de 95% de la levée du liège catalan, soit à peine 8 tonnes contre 170 tonnes par exemple en Corse, faute de conditions climatiques appropriées. Car seule une bonne vigueur du chêne rend possible le démasclage (décollement) de l'écorce. Un arbre en stress hydrique ne peut pas être exploité au risque de le faire mourir.
Des pluies printanières salvatrices
Fort heureusement, la campagne 2025 se présente sous de bien meilleurs auspices grâce au retour des pluies printanières. La campagne de levée de liège de l’ASL Suberaie Catalane qui débute pourrait même battre un record de production, grâce au travail d’animation effectué tout au long de l’année par l’Institut Méditerranéen du Liège dans le cadre de ses missions de conseil et d’information des propriétaires subériculteurs, en partenariat avec le CNPF Occitanie (Centre National de la Propriété Forestière).