Situation exceptionnelle : ce département n'est plus en état de sécheresse pour la première fois depuis trois ans

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Les derniers relevés sont clairs : les nappes phréatiques de la plaine du Roussillon ont bénéficié des intempéries récentes. Le département des Pyrénées-Orientales, n'est plus, pour la première fois depuis trois ans, en alerte sécheresse.

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La situation est "exceptionnelle". Pendant trois années consécutives, le département des Pyrénées-Orientales était placé en vigilance sécheresse, mais suite aux pluies des derniers jours ce n'est plus le cas. Mais des pluies doivent encore tomber pour assurer un été sans sécheresse.

Des niveaux revenus à la normale

Le BRGM (Bureau d'Etudes Géologiques et Minières), ainsi que le syndicat mixte des nappes de la plaine du Roussillon étudient constamment l'évolution du remplissage des nappes phréatiques.

Une étude permise grâce à un vaste réseau piézométrique, qui permet de suivre en continu le niveau des nappes souterraines du Quaternaire et du Pliocène.

La plupart des nappes phréatiques ont retrouvé un niveau "haut" en ce début de mars 2026. © Capture d'écran Visi'eau 66

Au total, 23 stations de mesures sont réparties sur la plaine du Roussillon.

Selon le dernier bulletin, les nappes phréatiques continuent de se remplir et affichent désormais un "niveau très haut". Pour le BRGM : "La recharge est bien plus active en 2026 qu’en 2025 pour ce mois de février."

En un an, les nappes phréatiques ont retrouvé un niveau d'eau "haut" selon le bulletin du 1er mars 2026 publié par le BRGM. © BRGM / Bureau d'études géologiques et minières

Si l'on compare les données pour les Pyrénées-Orientales à la même période l'année dernière, la situation est flagrante. Le département passe d'un niveau "très bas" et même "à sec" pour certaines nappes à un niveau "haut" et parfois même "très haut".

Les pluies importantes pas toujours efficaces

Si les niveaux sont à la hausse, les pluies importantes des derniers mois, n'ont pas été toujours très efficaces pour les nappes phréatiques.

"L’impact de ces pluies sur la recharge a été essentiellement fonction de l’humidité des sols, des sols secs ou saturés limitant les infiltrations en profondeur. Les précipitations intenses sur un temps court ont souvent saturé les sols, favorisant le ruissellement au détriment de l’infiltration vers les nappes."

Pour la suite, les tendances météorologiques des prochaines semaines dépendront des pluies infiltrées et des besoins de la végétation. "Le réveil précoce de la végétation, en lien avec les températures élevées, devrait limiter l’infiltration des pluies en profondeur. La période de recharge pourrait alors se terminer précocement pour l’ensemble des nappes."

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