Suspectés d'avoir publié une annonce appelant à l'assassinat d'un juge, deux hommes écroués

Deux hommes suspectés d'avoir joué un rôle dans la publication d'une annonce sur les réseaux sociaux "appelant à l'assassinat d'un juge d'instruction" francilien ont été mis en examen et écroués, a indiqué le parquet de Paris. Ils se revendiquent de la DZ Mafia, une organisation de narcotrafic.

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Les deux hommes nés au Brésil ont été mis en examen et placés en détention provisoire, suspectés d'avoir joué un rôle dans la publication d'une annonce sur les réseaux sociaux "appelant à l'assassinat d'un juge d'instruction" francilien, a indiqué mercredi le parquet de Paris, confirmant une information de franceinfo.

Un juge d'instruction de la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco) les a mis en examen lundi pour "association de malfaiteurs en vue de commettre le crime d'assassinat". Ils encourent jusqu'à 10 ans d'emprisonnement et 150.000 euros d'amende.

Le duo est aussi poursuivi pour "administration de plateforme en ligne permettant des transactions illicites, en bande organisée" (jusqu'à 10 ans d'emprisonnement et un million d'euros d'amende).

Une annonce relayée sur les réseaux sociaux

La Junalco a ouvert en mars une enquête portant sur une annonce relayée sur les réseaux sociaux "appelant à l'assassinat d'un juge d'instruction de la région parisienne", précise le parquet.

Les auteurs "prétendaient rémunérer un tel passage à l'acte et se revendiquaient de l'appartenance à la DZ Mafia". Les investigations confiées à l'Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO) et à l'Office anti-cybercriminalité (OFAC) ont permis "l'identification de deux hommes nés au Brésil en août 1989 et juillet 2004".

D'après une information franceinfo, le plus jeune est l'instigateur du projet, le second l'administrateur de la chaîne Telegram.

"Ces menaces sont prises très au sérieux"

La procureure de Paris, Laure Beccuau

"Ces menaces sont prises très au sérieux", indique dans une déclaration la procureure de Paris Laure Beccuau, qui avance deux raisons. Tout d'abord, le "profil des personnes dont elles semblent émaner, qui ont déjà démontré leur capacité à recourir à une violence extrême et disproportionnée même au regard de leurs propres intérêts".

"Et d'autre part de l'exposition de ces magistrats dans les affaires qu'ils ont à traiter", souligne Laure Beccuau. "De telles pressions ne détournent pas les magistrats de leur engagement dans la lutte intense contre la criminalité organisée. De telles exactions ne font que renforcer notre détermination", met-elle en garde.

Lorsqu'un juge est menacé, "ce sont à travers lui l'Etat et les institutions garantes du fonctionnement de la démocratie qui sont menacés", conclut la procureure de Paris.

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