Narcotrafic : le préfet des Alpes-Maritimes interdit à des dealers présumés de se rendre sur les points de deal

Les trafiquants affichent leurs tarifs dans une cage d'escalier. (photo d'illustration)
Les trafiquants affichent leurs tarifs dans une cage d'escalier. (photo d'illustration) © Frank Muller / MAXPPP

17 individus ont été "interdits de paraître" dans des secteurs précis car suspectés d'être impliqués à des degrés divers dans des activités de trafic de drogue. Cette mesure résulte de la loi du 13 juin 2025 pour lutter contre la vente de stupéfiants.

Le 23 juillet dernier, le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau, en application de la loi du 13 juin 2025 visant à sortir la France du narcotrafic, a envoyé aux préfets une circulaire. Il leur demande de mettre en oeuvre une "interdiction de paraître sur des points de deal pour des personnes en lien avec un trafic où elles opèrent".

Vendeurs, guetteurs, rabatteurs ou encore approvisionneurs sont concernés, et celà, indépendamment des pousuites judiciaires éventuelles. Lundi 1er septembre, le préfet des Alpes-Maritimes Laurent Hottiaux a donc pris un arrêté : 17 individus sont concernés et n'ont plus le droit de paraître, chacun dans un secteur précis identifié comme étant un point de deal (Nice, Cannes ou Grasse).

La loi encadre strictement ce dispositif : l’interdiction prononcée par le préfet ne doit pas excéder un mois, elle doit tenir compte de "la vie familiale et professionnelle de la personne concernée", elle doit concerner une portion de la voie publique ou les parties communes d'un immeuble, mais "le périmètre géographique de la mesure ne peut comprendre son domicile".

Le préfet doit notifier sa mesure au procureur de la République.

D'autres mesures en préparation

D'autres interdiction seraient en préparation et d'autres mesures administratives de la loi trafic seront mises en oeuvres par le préfet -expulsion locatative, fermeture d'un commerce ou déréférencement de contenus en ligne-.

En cas de non-respect de cette interdiction à paraître, la personne concernée risque six mois d’emprisonnement et 3.750€ d’amende. L'avenir dira si cette menace de sanction sera efficace... ou pas !

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