Il en avait fait la promesse, elle est tenue. Le navigateur Nicolas D’Estais des jeunes en situation de handicap sur son voilier. Une journée au large de Marseille pleine d'embruns et de bonheur.
Carla et Nicolas, hissent la grand-voile. Sourire aux lèvres, ils sont dans un même élan, ils tournent la manivelle. Une affaire d'équipe, une histoire de rencontre comme beaucoup de choses dans la vie du navigateur Nicolas D’Estais.
Depuis 4 ans, le skippeur est l'ambassadeur des Cafés Joyeux, l'enseigne qui habille son monocoque lors des compétitions.
"Je prépare le Vendée Globe dans 2 ans et demi et en fait c'est un rêve qui vient de très loin chez moi. Et en fait, je voulais que ce rêve soit mis au profit de quelque chose, que ce soit pas juste l'histoire de quelqu'un qui coche son rêve d'enfant, je trouvais ça un peu creux et en fait c'est quand j'ai rencontré Café Joyeux, ça a matché tout de suite et on s'est vraiment tapé dans la main en un café, c'était fait quoi !" raconte amusé Nicolas D’Estais.
À bord, on a appris à connaître Carla, Félicien ou encore Marc. Pour eux, c'est un moment de partage. Pour ces salariés marseillais de ces resto-bistrots qui forment et emploient, un moment de répit pour Nico comme tout le milieu de la voie le surnomme, entre deux compétitions.
C'est la première fois que le bateau de Nico vient à Marseille. Donc c'était une surprise pour toute l'équipe. On leur a annoncé hier qu'on partirait faire un tour sur le bateau de Nico. On le connaît bien parce qu'il est le parrain du Café Joyeux de Marseille. Il était là dès l'ouverture, il y deux ans. et demie.
Anne Ogerauà ICI Paca.
Tous les bénéfices des ventes des Cafés Joyeux servent à financer l’embauche de nouveaux équipiers, en CDI, dans ces cafés-restaurants. Aujourd'hui, il existe 28 cafés joyeux en France et dans le monde.
Ce bateau a gagné deux fois la route du Rhum et une fois le Vendée Globe, il a été skippé par les meilleurs (Gabard, Meilhat, Cremer et plus récemment Benjamin Ferré sur le dernier Vendée Globe qui finit premier des bateaux à dérives).
Marc, cheveux au vent, bras grands ouverts pour prendre la bise, ne cache pas son bonheur :
Olalala, que c'est bon !
Marc, co-équipier d'un jour.À ICI Paca.
Après cette pause dans la saison sportive, on retrouvera le navigateur à Saint-Malo le 1ᵉʳ novembre au départ de la Route du Rhum.
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