Les food running clubs se multiplient. Le principe ? Courir… puis manger. Depuis plus d’un an, un groupe baptisé Run & Oyster, à Clermont-Ferrand, propose de déguster des huîtres après l’effort. Nous avons testé pour vous.
Un dimanche matin, une joyeuse troupe s’élance dans les rues encore calmes de Clermont-Ferrand. Baskets qui claquent sur le bitume, éclats de rire, conversations qui se mêlent au souffle de la course : le peloton serpente entre les façades volcaniques de la ville. “Ça nous pousse à sortir tous ensemble et ça motive. On ne sait pas vraiment où l’on va, ni forcément avec qui, mais c’est aussi ça la beauté du sport”, confie une participante. “C’est ce qui me motive à me lever, même après une soirée qui a fini très tard”, ajoute un autre.
"Ça permet de rencontrer du monde"
Bienvenue chez Run & Oyster : ici, on court, mais pas pour rien. Après deux kilomètres, place à un ravitaillement peu conventionnel : huîtres et verre de vin blanc. Pas de chrono ni de performance, seul le plaisir compte. “C’est un vrai petit dimanche de rois”, sourit une coureuse en dégustant une huître.
Pour certains, ce rendez-vous complète une semaine déjà bien sportive. “Je fais partie de deux clubs, le lundi et le mercredi. Celui-ci s’ajoute le dimanche, explique une coureuse. Ça permet de rencontrer du monde et de mettre en avant le sport. Clermont-Ferrand est une ville très sportive, donc c’est plutôt sympa”.
"Il y a un véritable engouement national"
Depuis un an, le succès ne se dément pas. Près de 100 personnes participent chaque mois à ce rendez-vous, organisé au départ d’un bar à huîtres de la ville. Romain Le Jéhan, le gérant, se réjouit de l'engouement :“Certains viennent d’abord pour courir, pas forcément pour les huîtres. L’ambiance est conviviale : il y a des chiens, des enfants…”.
Au programme : environ 7 kilomètres en moins d’une heure, à un rythme accessible. La course est gratuite, sans inscription, et se termine autour de plateaux à partager. “Ces huîtres sont délicieuses, un régal ! Les meilleures de Clermont-Ferrand… en même temps, ce sont les seules”, plaisante une participante.
Comme ailleurs en France, ces clubs hybrides séduisent de plus en plus. On en compte déjà une dizaine dans la capitale auvergnate. “Il y a un véritable engouement national, analyse Erwan Rousseau, organisateur de Run & Oyster. Clermont-Ferrand n’y échappe pas. D’autres clubs se sont créés récemment, et ça va continuer”.
Ici, le proverbe prend un nouveau sens : chez Run & Oyster, l’appétit vient en courant.
Article rédigé à partir du reportage de Romain Leloutre et Bruno Livertoux pour France 3 Auvergne.