Avec des vents forts entre 130 et 150 km/h, la tempête Floris s’apprête à frapper le Royaume-Uni et les îles britanniques entre le lundi 4 et mardi 5 août 2025. Qu'en sera-t-il ensuite dans Hauts-de-France ?
Vents violents, vagues hautes de plusieurs mètres… La tempête Floris s’apprête à frapper le Royaume-Uni et en particulier les îles britanniques entre le lundi 4 et mardi 5 août 2025.
“La tempête va surtout impacter le nord des îles britanniques, c’est là où on aura les vents les plus forts à 130 km/h et jusqu’à 150 km/h”, indique Patrick Marlière, président du bureau d'expertise météorologiques Médias-Weather. Une alerte jaune aux vents violents a été émise pour l’Irlande du Nord, le nord du Pays de Galles et le nord de l’Angleterre. “L’Écosse est déjà en vigilance orange,” poursuit le météorologue.
À quoi s’attendre dans les Hauts-de-France ?
Dans le Nord-Pas-de-Calais, il faudra s'attendre “à des rafales de vent entre 70 et 80 km/h avec des vents qui vont se renforcer ce lundi 4 août en début d’après-midi”, ajoute le spécialiste, avant de relativiser : “C’est quand même au-dessous du stade de tempête, qui est à 100 km/h”.
Une tempête qui se manifestera chez nous avec “du vent de la pluie qui va débuter cet après-midi et traverser tout au long de la nuit les Hauts-de-France”, continue Patrick Marlière qui précise que des cumuls d’entre 5 à 10 millimètres de pluie sont attendues sur la région.
🌀 La forte tempête Floris s'apprête à toucher l'Écosse avec des vents pouvant atteindre 130 à 150 km/h ! Cette dépression a un creusement dit "explosif", très peu commun en été. 💨 (via windy) pic.twitter.com/qB3Wd81f3L
— Météo Express (@MeteoExpress) August 4, 2025
Une mer agitée
Un impact modéré, bien qu'il faudra tout de même faire preuve de prudence sur les littoraux. “On aura des conditions dégradées avec une mer agitée, et des vagues importantes”, renchérit-il en signalant “qu'on ne sera pas surpris par un changement brutal de météo”.
Une tempête aussi importante dans le nord de l'Écosse n’est pas exceptionnelle, mais “c’est surtout l’intensité du phénomène qui est rare et qui peut être lié au dérèglement climatique”, témoigne le spécialiste. “C’est plutôt un phénomène automnal”, ajoute-t-il.
"Pour l'Écosse, c’est préoccupant, mais pas pour nous", conclut-il.