Les élections sénatoriales auront lieu le dimanche 27 septembre 2026. Tout au long de l’été, France 3 Hauts-de-France rencontre des candidats. Dans la Somme, Laurent Somon, sénateur (Les Républicains), a annoncé sa candidature et veut donner la priorité aux territoires ruraux.
Depuis son élection en 2020, Laurent Somon ne cesse de répéter qu'il veut être "un sénateur de terrain". En mai 2024, il était par exemple présent devant l’école de Bernaville, commune dont il a été maire durant 14 ans, pour clamer son opposition aux fermetures de classes en milieu rural. "Tous les ans, on a un diktat qui arrive de l'inspection académique pour la suppression des classes [...] sans qu'il y ait une discussion préalable ou suffisamment approfondie avec les élus locaux", dénonce-t-il.
Estimant que l'école constitue "les fondations de toute la réussite économique de notre pays de demain", durant son mandat au palais du Luxembourg, l'élu avait fait le choix de devenir co-rapporteur d'un rapport sur l'école rurale.
Aujourd'hui, le sénateur veut poursuivre ce travail sur l'éducation et "continuer à défendre la ruralité". Il cite plusieurs priorités : "l'offre de soins de santé de proximité", "la mobilité", "le logement" ou encore "la défense des activités industrielles qui existent", déplorant notamment la fermeture de l'usine SFG à Bernaville et ses 68 emplois supprimés.
Vice-président des Républicains au Sénat
Aujourd’hui âgé de 68 ans, Laurent Somon a passé 37 années en politique, à différents postes : président de communauté de communes ou encore président du conseil départemental de la Somme, un poste qu’il occupera durant cinq ans avant que Stéphane Haussoulier lui succède.
Désormais vice-président du groupe Les Républicains au Sénat, il ne cache pas ses intentions pour la présidentielle de 2027 et annonce d’ores et déjà qu’il soutiendra Bruno Retailleau. "Je défends la candidature de quelqu’un qui n’est ni énarque, ni parisien, plutôt provincial, qui a des convictions, des valeurs."
37 ans de politique
Alain Gest, ancien président de la communauté d'agglomération d'Amiens métropole, salue son expérience et soutient sa candidature : "La jeunesse peut apporter beaucoup, mais je pense qu’une bonne partie des Français, depuis l’élection de Monsieur Macron en 2017, sont vaccinés du renouvellement, donc ils attendent aussi que quelqu’un qui a une bonne connaissance du terrain soit utile et ait donc tout simplement sa place au Parlement."
Laurent Somon n’est pas le seul à espérer repartir pour un nouveau mandat. Stéphane Demilly, sénateur centriste, a lui aussi officialisé sa candidature, tout comme le socialiste Rémi Cardon. Également candidats, le délégué de la Somme du Rassemblement national, Damien Toumi, Madeleine Rosier, pour LFI, et Pascal Aubrée pour le PCF. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 11 septembre. La moitié de l'hémicycle doit être renouvelée fin septembre, les sénateurs seront élus par un collège de grands électeurs.
Avec Elsa Teiton / FTV