Mercredi 15 juillet, en début d’après-midi, la tribune du stade Pierre Vasseur d’Oisemont, dans la Somme, a été détruite en quelques secondes. Exceptionnellement vide, seuls des dégâts matériels sont à déplorer. La piste météorologique est privilégiée.
"On s’oriente vers un phénomène météorologique plutôt que du vandalisme" annonce encore sous le choc, Amaury Caulier le maire d'Oisemont. Mercredi 15 juillet en début d’après-midi, il est alerté par une voisine du stade de foot Pierre Vasseur de sa commune. La tribune du public, exceptionnellement vide, vient de s’écrouler dans un grand vacarme. Lorsqu'il se rend sur place, il ne peut que constater les dégâts : "Tout était par terre. Les poteaux bétons étaient abattus ou brisés en deux. C’était impressionnant".
Dans un premier temps, difficile de déterminer les raisons de cette destruction. L’équipe municipale visionne les caméras positionnées aux abords du stade et n’identifie aucune présence humaine qui aurait pu être à l’origine de l’accident. "Nous avons conclu à un phénomène météorologique. En effet, il n’est pas rare, en campagne, qu’il y ait des tornades de poussières qui se soulèvent du sol. L’une d’entre elles aurait pu terminer sa course dans la tribune" analyse le premier édile. Une piste privilégiée mais pas encore sûre à 100% car les images vidéo n’ont pas, non plus, dévoilé de tempête ce jour-là.
Les assurances doivent venir effectuer des expertises sur le terrain de foot mi-août. D’ici là, le stade restera complètement fermé “car il ne faut toucher à rien pour les besoins de l’enquête” prévient le maire.
Une situation dramatique évitée
La tribune du stade Pierre Vasseur, organisée en trois gradins, pouvait contenir une centaine de personnes. Construite en béton, bois et tôle, elle avait été érigée il y a plusieurs dizaines d’années. Avec ses deux clubs et ses 500 licenciés pour une population de 1200 habitants, la culture foot est très prégnante dans la commune. Chaque jour de la semaine le stade est occupé par les clubs et les scolaires et la structure abritait quotidiennement, parents, enseignants et encadrants sportifs. "Nous avons évité le drame" commente Amaury Caulier. D’autant plus que la veille, 500 personnes se trouvaient aux abords du stade duquel était tiré le feu d’artifice du 14 juillet.
Pour le moment, le conseil municipal attend les investigations des assurances et espère compter sur une indemnisation. Mais le maire estime que les travaux pourrait s’élever à près de 300 000 euros. Une lourde somme pour la commune. "Nous allons réfléchir avec les élus pour voir si nous reconstruisons une tribune de ce type" conclut-il.