Drogue. Un mort, un blessé et deux nouvelles fusillades à Nîmes, la guerre du narcotrafic fait rage

Deux fusillades ont eu lieu à, quelques minutes d'intervalle, dans la soirée du 10 juillet 2025 à Nîmes au Mas de Mingue et près de la route d'Arles. Un homme d'une cinquantaine d'années est mort, un autre est blessé. Les malfaiteurs ont pris la fuite.

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Deux fusillades. Deux de plus à Nîmes où la guerre des territoires pour le contrôle du trafic de stupéfiants fait rage. Peu avant 21h30, le jeudi 10 juillet, une voiture s'est approchée de la mosquée du Mas de Mingue, un individu en est sorti et a tiré à l'arme lourde sur plusieurs personnes à proximité. Un homme d'une trentaine d'années a été blessé au bras. Un autre, âgé de 53 ans, dont le pronostic vital était engagé dès le début, est mort après avoir été transporté au CHU de Nîmes.

Une trentaine de douilles ont été relevées sur place par les enquêteurs.

Les tireurs sont en fuite. Deux voitures qui pourraient avoir servi aux malfaiteurs ont été retrouvées brûlées un peu plus tard, quartier Pissevin.

Deux hommes à moto tirent à l'arme lourde

Le même soir, des tirs ont à nouveau retenti rue du Vistre, près de la route d'Arles au sud est de la ville. Cette fois ce sont deux hommes à moto qui ont tiré à l'arme lourde.

Les impacts de balles de la fusillade. © A. Grellier/FTV

Il n'y a pas de blessé mais les balles ont touché une voiture et traversé la vitrine d'un commerce.

Guerre des gangs

Pour les policiers ces fusillades s'inscrivent dans une guerre de territoires pour le contrôle des points de deal. La veille, des tirs avaient retenti dans la galerie Wagner à Pissevin faisant un blessé. Trois hommes encagoulés avaient pris la fuite.

 Il y a deux ans, Fayed, un petit garçon de 10 ans, victime d'une balle perdue, avait été tué dans cette guerre du narcotrafic à Nîmes.

Cellule psychologique pour les habitants du quartier

C'est la cinquième fusillade en 15 jours à Nîmes. Les habitants des quartiers minés par la drogue n'osent plus sortir de chez eux.

"La situation a créé une certaine panique et des familles affluent vers le repère d’accompagnement que constitue le centre social Jean Paulhan.

Le quartier est sous le choc. Le centre social constitue un lieu repère sur le quartier.

Communiqué de la Ville de Nîmes

La municipalité a décidé de mettre en place une cellule d'accueil psychologique pour les habitants du quartier", indique la ville dans un communiqué.

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