La justice suspecte des supporters italiens d’être venus en découdre avec les Niçois, en marge de la rencontre OGC Nice – AS Roma, ce mercredi 24 septembre. Ils seront jugés en comparution immédiate pour participation à un groupement en vue de commettre des violences et port d’arme prohibé.
Au lendemain de l’interpellation de 102 personnes en marge du match de Ligue Europa entre l’OGC-Nice et l’AS Roma, treize sont déferrées ce jeudi 25 septembre devant le tribunal correctionnel de Nice dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate.
Dans un communiqué, le parquet de Nice précise que ces individus, tous identifiés comme "ressortissants italiens", se voient reprocher la "participation à un groupement en vue de la préparation de violences volontaires contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens et port d’arme prohibé".
Certains mis en cause sont par ailleurs poursuivis pour "association de malfaiteurs en vue de la commission de faits de violences aggravées". L’enquête aurait permis, selon les services du parquet, de réunir des éléments suffisant pour envisager que ces personnes auraient organisé ces rassemblements.
Le reste des personnes interpellées ce mercredi soir, soit 89 supporters, doivent être présentées devant des délégués du procureur afin que leur soit notifiée "une interdiction de paraître pendant une durée de 6 mois dans le département des Alpes-Maritimes", indique le communiqué du parquet.
Une particulière attention de la part des autorités
Le match opposant l’OGC-Nice à l’AS Roma, perdu par les Aiglons 2 buts à 1, avait fait l’objet d’une particulière attention de la part des autorités. Près de 400 policiers et gendarmes avaient été mobilisés par la préfecture pour prévenir tout trouble à l’ordre public.
Le préfet Laurent Hottiaux avait salué « une réactivité extrêmement forte de nos policiers […] qui a permis d’éviter des drames ».