Les salariés de l'entreprise Clariane, sur le site de Devecey, près de Besançon (Doubs), sont en grève ce 31 mars. La fermeture du site et de leurs 37 emplois a été annoncée pour la fin de l'année. Ces salariés sont en charge d'une grande partie de la comptabilité du groupe propriétaire des EHPAD Korian.
Ils gèrent, notamment, la comptabilité de 150 des 266 Ehpad du groupe Korian. Les salariés de Clariane à Devecey (Doubs), près de Besançon, sont en grève ce mardi 31 mars. Le grand groupe, qui revendique 2 265 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2025, va fermer le siège administratif, et leurs 37 postes, d'ici la fin de l'année. Les salariés demandent à être informés des conditions de leur futur reclassement.
"Ils nous ont empêchés de prendre des vacances de Noël pour déployer un logiciel, et le 3 février, ils nous annoncent qu'ils ferment", s'agace un comptable du site. "On est au courant de rien, ils ne donnent aucune information".
"On ne sait pas si on peut partir sur une formation ou une création d'entreprise"
Mis à part une information sur la fermeture avant la fin de l'année du site administratif, et de l'ouverture de 7 postes en comptabilité sur un site à Aix-en-Provence, les salariés estiment qu'ils naviguent à vue. "On a simplement accès à une entreprise pour nous aider à nous reclasser, mais quand on leur pose des questions, ils nous disent qu'ils n'ont pas les informations", s'agace une autre comptable, qui affiche plus de 20 ans d'ancienneté.
S'ils savent que le loyer de leurs locaux ne sera plus payé en octobre, et que les premiers départs volontaires seront acceptés en juillet, les modalités d'accompagnement, et notamment les indemnités de licenciements ou le nombre de mois de financement de formation ne sont pas connus : "on ne sait pas si on peut partir sur une formation ou une création d'entreprise", soupire une salariée.
D'après les salariés, le groupe Clariane, qui possède également les maisons partagées Âges et Vie et les cliniques spécialisées dans les soins médicaux et de réadaptation et de santé mentale Inicea, "attend début juin pour nous donner des informations pour nous réorienter". Les syndicats, en négociations sur ces montants, auraient reçu des consignes strictes de confidentialité, et l'interdiction de communiquer sur la teneur des réunions.
A l'occasion de la visite de membres des directions financières et RH, ils se rassembleront donc devant leur entreprise pour demander plus de transparence autour de leur licenciement annoncé.