Samedi 8 août 2026, trois conducteurs anglais, appartenant à la même famille, ont été interpellés à Saint-Maurice-Colombier (Doubs). Ils étaient recherchés après de multiples fraudes aux péages, notamment sur l'A36. Ils devront payer une amende de 3 000 euros à l'APRR.
Les forces de l'ordre ont mis fin à une drôle de combine, samedi 8 août 2026, dans le Doubs. Depuis plusieurs mois ("au moins six" selon les autorités contactées par France 3 Franche-Comté), un groupe de plusieurs véhicules étaient dans le viseur de l'APRR, le gérant des autoroutes françaises.
La raison : ces automobilistes avaient pris l'habitude de ne pas payer les péages, principalement dans l'est de la France, malgré des passages réguliers. "Ils utilisaient la technique la plus simple qui soit" explique l'escadron départemental de contrôle des flux (EDCF) du Doubs, chargé de l'affaire. "Ils arrivaient à trois véhicules. Une personne sortait de la première voiture et, tout simplement, levait la barrière de péage à la main. Les autres passaient, l'attendaient. Puis il remontait".
Samedi 8 août, les caméras de l'APRR détectent un nouveau "passage en force" sur l'A36, près de Belfort (Territoire de Belfort). L'organisme alerte alors les gendarmes, et leur transmet les informations. "Par chance, on avait une patrouille du peloton motorisé de Villars-sous-Ecot à proximité" détaillent les forces de l'ordre. "On a alors décidé de mettre en place une opération de contrôle au prochain péage".
Les fraudes de péage, un problème quotidien pour les forces de l'ordre
Le dispositif est déployé au péage de Saint-Maurice-Colombier, dans le Doubs, à la mi-journée. Les trois voitures visées sont arrêtées vers 13h, et leurs occupants interpellés dans la foulée. "Il s'agit de personnes de nationalité anglaise" précise la gendarmerie. Confrontés à leurs actes, les membres de la famille mise en cause ont reconnu les faits. Ils devront régler le montant du préjudice à APRR, à savoir la somme de 3 000 euros. Aucune poursuite judiciaire n'est envisagée.
L'affaire paraît originale, mais elle est au contraire plus que banale pour les escadrons de contrôle des flux. "Malheureusement, on est confronté à cela au quotidien" continue la gendarmerie. "Il y a plusieurs techniques : celle manuelle, comme dans cette affaire. Mais on a aussi des personnes qui posent des fausses plaques, ou d'autres qui forcent carrément les barrières avec leur véhicule".
Et au vu de la récurrence de ces faits, il est compliqué pour les gendarmes d'intervenir à chaque fois. "On reçoit beaucoup de signalements de l'APRR. Mais nous n'avons pas forcément les équipes pour se rendre sur place tout de suite" conclut l'escadron départemental de contrôle des flux du Doubs. "Les fraudeurs passent souvent à des horaires atypiques, à des péages moins surveillés. Là, nous avons eu la chance d'avoir une patrouille qui n'était pas loin".
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