Les avocats de Jacqueline Jacob, la grand-tante de Grégory Villemin, vont contester sa mise en examen devant la cour d'appel de Dijon (Côte-d'Or), mercredi 27 mai.
Il dénonce une enquête "pourrie" dès le départ, "totalement irrécupérable" qui doit être "arrêtée". Me Frédéric Berna, l'un des avocats de la grand-tante de Grégory Villemin Jacqueline Jacob, contestera mercredi 27 mai, devant la Cour d'appel de Dijon (Côte-d'Or), la mise en examen de sa cliente. Cette dernière se trouve de nouveau dans le viseur de la justice depuis octobre 2025, soupçonnée d'être l'un des "corbeaux" et d'avoir proféré des menaces envers la famille Villemin.
Pourquoi allez-vous contester la mise en examen pour association de malfaiteurs en vue de la préparation à l'enlèvement de Grégory ?
Me Frédéric Berna : Pour une raison très simple. Nous allons la contester parce qu'elle a été prise dans des conditions qui ne respectent pas les règles élémentaires de la procédure pénale. Je suis à peu près certain que la Cour nous donnera raison, parce que les faits qui sont reprochés à madame Jacob sont de toute façon prescrits.
Elle conteste formellement toute forme d'intervention dans le cadre de cette affaire. Comme avait pu le rappeler le parquet général à l'époque, il n'y a aucun élément à charge sérieux contre madame Jacob. Au-delà de ça, les faits tels qu'ils sont qualifiés et qu'ils lui sont reprochés aujourd'hui, ils sont prescrits depuis près de 25 ans. Je sais que la justice aime à se fourvoyer dans ce dossier : moi, je suis avocat, ma cliente a des droits, je les fais respecter.
Vous contestez donc la mise en examen sur la forme, pas sur la fond ?
Me Frédéric Berna : On va contester la mise en examen sur la forme. Nous avons déjà contesté sur le fond lors de la première mise en examen il y a plusieurs années, qui avait déjà été annulée. On avait rappelé qu'il n'y a aucun élément de fond sérieux contre elle dans ce dossier.
Vous estimez qu'il n'y a pas d'élément qui permet de désigner votre cliente comme l'autrice de la lettre de revendication du crime ?
Me Frédéric Berna : Il n'y a absolument aucun élément sérieux pour la mettre en cause. Ce ne sont que des extrapolations, ça a toujours été le cas dans ce dossier : on a massacré des gens par des extrapolations.
Concernant l'expertise faite en 2021 sur les lettres anonymes, il y a deux expertises contradictoires. Une expertise graphologique attribuerait potentiellement certains écrits à Mme Jacob mais pas d'autres, notamment pas le courrier de revendication du crime.
Quant à l'expertise en stylométrie, ça relève du charlatanisme. La seule chose que l'enquête a démontrée, c'est que cet expert en stylométrie a attribué à Mme Jacob un courrier dont on a démontré par ADN qu'il n'était pas d'elle, mais d'une dame qui se prenait pour un corbeau et qui avait écrit depuis l'Ouest de la France. C'est pour ça que le parquet général avait dit que ces éléments n'étaient pas suffisamment sérieux pour permettre la mise en examen de Mme Jacob.